Concernant le jour de sa naissance (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui), il n’y a aucune
divergence sur le fait qu’il soit né un lundi.
Il est né (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) un lundi, d’après ce qu’a rapporté Mouslem dans son Sahîh selon le hadith d’Abî Qatâba qui a dit qu’un bédouin avait interrogé le
Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) en ces termes : « Que dis-tu du jeûne du lundi ô Messager d’Allah ? ». Il lui répondu : « C’est là le jour où je suis né et où j’ai
reçu la révélation ».
En outre, ‘Abdullah Ibn ‘Omar a rapporté d’après Quraïb d’après Ibn ‘Abbâs que le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) est né un lundi et est mort un lundi
».
Ainsi, la singularité de cette naissance a été soulignée par certains évènements.
Ibn Içhâq a dit : « Thawr Ibn Zaïd m’a rapporté d’après Khâled Ibn Ma’dâne, que les compagnons du Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) lui on dit : « Parle-nous
de toi ». Il a répondu : « Oui, je suis l’invocation de mon père Abraham (Ibrahîm) et la bonne annonce de Jésus (Issa). Lorsque ma mère m’a porté, elle a vu comme une lumière qui sortait d’elle
et qui lui a illuminé les palais de Syrie. […]
La nuit de sa naissance (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui), Muhammad Ibn Içhâq a dit : « On nous a rapporté d’après Yahia Ibn ‘Abdullah Ibn ‘Abderrahmane Ibn Sa’d Ibn Zurâra qui a dit : « Des gens dont je ne peux pas mettre en doute la parole m’a rapporté que Hassân Ibn Thâbet a dit : « J’étais un garçon âgé de sept ou huit ans, et je me souviens très bien, de ce j’avais vu et entendu du juif qui criait dans les rues de Yathrib : « Ô juifs de Yathrib ! ». Lorsque ils se rassemblèrent autour de lui, ils lui dirent : « Qu’as-tu malheur à toi ? ». Il ajouta : « L’étoile d’Ahmed vient de monter, car celui-ci naîtra cette nuit ».
La mention du tremblement du palais de Chosroès, de l’écroulement de plusieurs des ses balcons, de l’extinction des feux, de la vision du grand prêtre et autres signes, le Sahîh de la Biographie du Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) d’Al-Albâni précise qu’il y a rien de rapporté à ce sujet
A l’époque, il était de tradition confier son fils à une nourrice. Le Prophète (Que la paix et la bénédiction de
Dieu soient sur Lui) a eu deux nourrices, Thouwaïba et Halîma.
El-Boukhâri a dit : « ‘Uroua a dit : « Thouwaïba était une esclave d’Abî Lahab. Il l’a affranchie et elle a allaité le Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui).
L’allaitement de Thouwaïba n’a pas permis à Muhammad (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) d’épouser la fille Abî Selma. L’explication de cette interdiction est la suivante :
El-Boukhari ainsi que Mouslem ont rapporté dans leurs Sahîhs, d’après Oum Habîba Bint Abî Soufiane qui a dit : « J’ai dit au Messager d’Allah (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur
Lui) : « Ô Messager d’Allah ! Epouse ma sœur, la fille d’Abou Soufiane » et dans la version de Mouslem : « Ghazza, la fille d’Abou Soufiane ».
Il m’a répondu : « Veux-tu cela ? ».
J’ai dit : « Oui, tu n’es pas à moi tout seul, et je voudrais bien que quelqu’un partage avec moi le bonheur de ma sœur ».
Le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) répondit alors : « Cela ne m’est pas permis ».
J’ai dit : « Nous avons entendu que tu désirais épouser la fille d’Abî Selma ? ».
Il a répondu : « Oui ». Il m’a dit alors : « Si elle n’était pas ma belle fille dans mon giron, il m’aurait été permis de l’épouser. Mais elle est la fille de mon frère de lait ; moi et Abî Selma
avons été allaités par Thouwaïba. Aussi, ne me proposez pas vos filles et vos sœurs ».
Durant la période où Halîma Bint Abî Dhouaïb Essa’diyya gardait le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu
soient sur Lui) un prodige de la prophétie se manifesta.
Il est rapporté dans le Sahîh de Mouslem, d’après Anas Ibn Mâlik qui dit : « Gabriel est venu vers le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) alors qu’il jouait avec
d’autres garçons. Il le prit, le mit par terre, lui ouvrit la poitrine et en fit retirer le cœur dont il ôta une sangsue noire en disant : « C’est là la portion du diable ». Il le lava alors dans
un vase en or contenant de l’eau de Zemzem, puis le remit à sa place. Les autres garçons accoururent vers sa mère de lait en lui disant : » Muhammad vient d’être tué ! ». Il le trouvèrent alors,
le teint blême ». Anas ajoute : « Je voyais la trace de la couture sur sa poitrine ».
Aussi, nous pouvons ajouter, qu’il est dit dans les deux Sahîhs, d’après plusieurs compagnons, notamment Anas, Abou Dharr, Mâlik Ibn Sa’sa’a, concernant le récit de l’ascension nocturne (El-Isrâ), comme nous le verrons plus tard, que le Prophète (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) a eu le cœur lavé durant cette nuit avec l’eau de Zemzem, de même qu’il a eu la poitrine élargie. Ce fait a eu lieu à deux reprises, une fois alors qu’il était petit, et la seconde, lors de la nuit de l’ascension, afin qu’il soit prêt à entrer dans l’assemblée céleste et implorer son Seigneur qu’Il soit glorifié.
En tout état de cause, sa bénédiction (Que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur Lui) se répandit autour de Halîma Essa’diyya et de sa famille, alors qu’il était tout petit. Plus tard, cette bénédiction s’est répandue sur toute la tribu des Hawâzin après qu’ils furent faits prisonniers lors de la bataille qui eut lieu un mois après la conquête de la Mecque. Ils lui rappelèrent son allaitement et il leur rendit leur liberté en faisant preuve de compassion à leur égard et en leur montrant beaucoup de bienveillance
Cet article est extrait du site www.prophete-muhammad.fr